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Laïcité et pluralisme religieux, Actes du colloque de l’école de droit de l’université d’Auvergne – 6 octobre 2016

 

Parution Presses universitaires d’Aix-Marseille, Collection Droit et Religions, dirigée par Blandine Chelini-Pont, collectif organisé et édité par Florence Faberon-Tourette, auquel ont participé Martine Cohen et Alessandro Ferrari.

Ce collectif disponible aux Presses d’Aix-Marseille rassemble les Actes du colloque de l’École de Droit de l’Université d’Auvergne de 2016. Plus d’une vingtaine de recherches sur la façon dont les politiques publiques, le droit et la jurisprudence français(es) convergent dans la consolidation du pluralisme religieux comme principe de la Laïcité.

 

Table des matières

 

La République est la chose de tous, vouée au vivre-ensemble, capable de rassembler les sentiments identitaires pluriels de ses membres en les fondant sur la cohésion sociale. Celle-ci, fondée sur les valeurs démocratiques, ne peut qu’en appeler à un projet pluraliste, y compris en matière religieuse. Aussi se construit-elle dans le dialogue, la tolérance, le respect et une liberté authentique de pratiquer ou non toutes les religions. Quand elle ne se fait pas faction ou fanatisme, la religion est capable d’associer, dans le respect de cette norme de régulation et de convergence qu’est la laïcité, capable de fonder des sociétés de pluralisme religieux. À l’heure de la multiconfessionnalité comme de l’agnosticisme, la République française doit apprendre à gérer la pluralité des formes de croyances et de non-croyances et elle en appelle à la laïcité, que la loi du 9 décembre 1905 ne saurait résumer. Par quelle alchimie la République française a t-elle consacré ce concept de laïcité pour abriter le pluralisme religieux dans le respect de tous et le privilège d’aucun ? Par ailleurs, que peut apporter la laïcité dans un contexte de demande de religieux et de revendications identitaires ?
La France est aujourd’hui plurielle par ses populations et leurs croyances. Gérer les sociétés plurielles, c’est être capable de valoriser nos différences tout en étant liés par la cohésion sociale, ce ciment obtenu par l’adhésion éminente aux valeurs communes en dépit de tous éléments de différenciation. Cela est plus compliqué que la cohésion en société moniste, mais ces nécessaires solutions complexes sont celles de sociétés riches de leur diversité. C’est ce à quoi contribue la laïcité en tension permanente entre ces deux logiques : intégratrice et différentialiste.