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Mathieu Gervais a publié l’ouvrage tiré de sa thèse le 15 juin 2020. Il s’intitule Nous on se sauve nous-mêmes. Sécularisation, identité paysanne et écologie et sort aux éditions Van Dieren dans la collection Débats.

 

L’ouvrage a été récompensé par la Mention spéciale du jury du prix 2021 du premier livre de la Chaire d’études sur le fait religieux SciencePo – CERI

 

Vous trouverez toutes les informations sur cet ouvrage à cette adresse : https://vandieren.com/catalogue/nous-on-se-sauve-nous-memes/

 

 

En voici la description, tirée du site de l’éditeur :

 

“La remise en cause actuelle d’un modèle agricole productiviste au profit d’une agriculture écologique et paysanne s’inscrit dans une histoire longue qui se confond avec celle de nos rapports à la nature. Les agriculteurs paysans qui fournissent aujourd’hui nos AMAP sont les héritiers critiques de la modernisation agricole qui s’est déployée à partir des années 1950 dans les campagnes françaises.
À partir d’une enquête historique et sociologique, cet ouvrage apporte de nouveaux éléments pour comprendre comment s’est déployé cette modernisation et comment se construisent aujourd’hui des agricultures alternatives. Il souligne l’importance de la religion dans la construction des représentations de la nature par les agriculteurs. Il démontre la force d’invention des mouvements paysans qui jusqu’à aujourd’hui produisent des pratiques et des savoirs alternatifs qui déplacent les oppositions tranchées entre culture et nature, progrès et tradition.
Ces éléments s’inscrivent dans une histoire rurale marquée par le christianisme : depuis la promotion du progrès par les organisations d’action catholique des années 1950 et 1960, jusqu’à la critique du capitalisme au nom d’un idée chrétienne de la liberté dans les années 1970.
L’étude des liens entre les imaginaires et les pratiques à travers la mise au jour de l’identité politique et spirituelle des paysans contemporains permet de comprendre les transformations contemporaines des mondes agricoles et la manière dont des pratiques écologiques se diffusent.
Ainsi, ce livre détaille depuis les années 1940 les rapports mouvants entre la religion et l’agriculture en France, pour rendre compte d’une manière inédite de l’histoire agricole mais aussi des évolutions du rapport entre société, nature et religion.
À l’heure où la dénonciation de la crise environnementale s’accompagne de plus en plus d’un appel à transformer ses pratiques, le cas de l’agriculture de sa modernisation à son écologisation est un lieu propice pour détailler les multiples liens entre religion et rapport à la nature.”

 

Gervais, Mathieu. Nous on se sauve nous-mêmes. Sécularisation, identité paysanne et écologie. Paris : Van Dieren (coll. “Débats”), 2020, 360 p.